" Nous marcherons bientôt sur une route.
Qui ne conduit nulle part. "
C'est toujours la même chanson. Celle que j'écoutais pour dormir, celle que j'écoutais pour pleurer, celle que j'écoutais & écoute toujours en pensant à Elle*, à Lui*. Le temps passe et les gens vont et viennent, c'est un peu comme dans une gare. On se suit, on se fuis, on se croise, on s'apelle, on se perd. Je sais en qui je peux avoir confiance. Je sais que je ne La* perdrais jamais. Elle*, elle est tout pour moi. Rien que son image m'a encouragée quand ça n'allait pas, rien qu'une photo collée dans mon agenda me redonne le sourire. C'est toujours la même chanson mais le scénario à changé. Petite Clarisse a tenté le raisonable. Elle a diminué la cigarette, l'alcool & le reste, elle a essayé d'apprendre & d'écouter au lycée. Elle s'est dit que quitte à vivre, autant le faire bien. Elle s'applique, vous savez ! Tout le mérite n'est pas pour elle, cette année elle est très bien entourée. L'année dernière aussi, certes, mais elle se sentait souvent différente, souvent hors sujet. Souvent nulle. Personne ne s'en rendait compte, faut croire. On lui dit régulierement qu'elle est bien comme elle est, qu'elle est jolie et intelligente, et drôle aussi ... Parfois elle sourit, elle se dit que ses efforts ont payés, parfois elle se dit tout simplement qu'on lui ment. On lui ment quand on lui dit qu'elle est jolie, on lui ment quand on lui dit qu'elle ecrit bien, allez ça lui fera plaisir. Surtout que la p'tite Clarisse elle a rien écrit de très bon depuis un moment. On lui ment quand on lui dit qu'elle est très bien comme elle est. Et elle se dit que c'est parce que personne ne voit à travers, en dessous des vêtements. Oh non ... Mais tant pis on sourit, on peut vivre sans s'aimer. Clarisse elle aime beaucoup de gens quand même, elle est peut être pas obligée de s'aimer elle. Ou alors ça reviendra, on sait pas. Laissons le temps au temps et allons gambader.
J'vais pas lacher le morceau maintenant et vous non plus d'ailleurs. Vous allez tous me donner la main et ensemble on y arrivera. Vous vous reconnaitrez, tous autant que vous êtes.
Je vous aime. Je t'aime toi, et puis toi, et toi, et toi, et toi ... Et même toi qui te dis ' Oh moi elle ne doit pas m'aimer comme ça ... ' .
Vivons.